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Jacques Bordon peaufine son catalogue floristique du Vuache…

Légende photo : Jacques Bordon, qui est assurément l’un des meilleurs spécialistes du Vuache, aime à partager ses connaissances avec les habitants de la région.

En 1894 paraissait « le Mont Vuache, étude floristique », un ouvrage du botaniste genevois John Briquet qui recensait pour la première fois les plantes du Vuache, soit quelque 900 espèces différentes localisées sur le massif et son piémont. 120 ans plus tard, Jacques Bordon et ses complices, Denis Jordan et Fernand Jacquemoud, s’apprêtent à publier en fin d’année 2014 « le Vuache et ses plantes, catalogue floristique », un livre coédité par le Syndicat intercommunal de protection et de conservation du Vuache (SIPCV) et la Société botanique de Genève.

Au fil de leurs découvertes, les trois botanistes ont ainsi recensé près de 1200 plantes sur le Vuache, un chiffre impressionnant lorsqu’on sait que la Haute-Savoie dans son ensemble compte environ 2500 plantes différentes. Nul doute que cette somme floristique sous-titrée « le nouveau Briquet », va rapidement devenir un ouvrage de référence pour les botanistes suisses et français.

Cela fait déjà quelques années que Jacques Bordon parcourt la montagne du Vuache pour en découvrir les trésors floristiques, faunistiques ou géologiques. Il faut dire aussi que l’étude et la protection de la nature sont des fonctions quasiment inscrites dans les gènes de cet agrégé natif de Clarafond qui a fait une belle carrière de professeur des sciences de la vie et de la terre au lycée de Bellegarde.

Il y a 42 ans, en 1972, il créé avec quelques passionnés de son acabit la Société pour l’étude et la protection de la nature en Semine, dont il est toujours l’indéboulonnable et passionné président. Cette SEPNS fera partie du petit noyau d’associations qui mettra en place une section de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la nature) en Haute-Savoie, dont il sera également président dans les années 1980. Jacques Bordon est aussi vice-président du SIPCV, mais derrière ces titres un peu ronflants, il est surtout un homme de terrain, qui adore se promener dans le Vuache et faire partager sa passion pour ce massif unique lors de balades et d’animations.

Il fut d’ailleurs l’un des premiers à lancer une grande mobilisation contre des projets d’aménagements touristiques d’envergure sur le massif à la fin des années 1970. C’est à cette occasion qu’élus et population ont mieux pris conscience de la grande valeur écologique de cette montagne. Grâce à lui et à d’autres, des mesures de protection ont alors été prises pour mettre le Vuache définitivement à l’abri des convoitises urbanistiques de certains promoteurs.

Jacques Bordon est également l’auteur avec Jean Charollais du livre « le Vuache, une montagne insolite… », un ouvrage qui constitue une sorte de bible très complète sur cette montagne qui est devenue au fil des décennies l’un des « poumons verts » d’un agglomération franco-valdo-genevoise en perpétuel développement.

 

D. ERNST

 

Sainte-Victoire honorée sur les crêtes du Vuache

     

 

 

 

 

 

 

 

Légende photos : Une centaine de pèlerins venu de toute la région a participé à ce pèlerinage dédié à Sainte Victoire qui existe depuis plusieurs siècles.

 

En ce lundi de Pentecôte, ils sont venus de toutes les paroisses du secteur pour gravir le Vuache et rejoindre la chapelle de Sainte-Victoire, située sur la pointe ouest du massif. À 11 heures, une fois la statue de la sainte sortie de sa châsse et posée non loin de l’autel improvisé, les pères Louis Aegerter et Pierre Marmilloud ont célébré une messe en plein air devant une centaine de pèlerins rassemblés. La cérémonie religieuse s’est conclue par la prière et l’hymne à Sainte-Victoire.

Il y eut ensuite le traditionnel pique-nique tiré des sacs à dos. À l’heure du café, quelques pèlerins ont évoqué l’étonnante légende de Sainte-Victoire, cette jeune religieuse qui, il y a mille ans, vivait dans une chapelle déjà située à cet endroit.

Lors d’une attaque de pillards sarrasins venus du sud de la France par la vallée du Rhône, Victoire préféra sauter des falaises de la montagne plutôt que d’être capturée. Mais une main invisible – sans doute celle de Dieu qui ne pouvait laisser ainsi périr une aussi fidèle servante – attrapa la sainte et la déposa délicatement quelques centaines de mètres plus loin, sur le rocher de Léaz situé de l’autre côté du Rhône.

Cette roche porte d’ailleurs encore aujourd’hui les stigmates de cet « atterrissage », sous la forme de la marque du pied droit de la sainte, mais aussi avec la trace de son genou gauche, de la croix qu’elle portait autour du cou et de la grosse clé de la porte de la chapelle.

Lors de son vol miraculeux, Victoire perdit également son voile qui, lesté de quelques pièces d’argent, tomba au fond du Rhône. Selon la légende, cette étoffe blanche et carrée, maintenue  dans les profondeurs du fleuve par les lourdes pièces d’argent, fut visible pendant des siècles lorsque les eaux du Rhône étaient très basses. Cette curiosité a disparu en 1948, lorsque la construction du barrage de Génissiat régula les flots de ce seigneur imprévisible.

 

D.E.

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